Le Bruit du Vent

[Débat] Le loup a-t-il un impact positif sur la biodiversité ?

21 Janvier 2015 , Rédigé par Matthieu Stelvio Publié dans #Droit des animaux, #Chamois et mouflons, #Loup

[Débat] Le loup a-t-il un impact positif sur la biodiversité ?

Contrairement à ce qui peut être entendu, le loup aurait bel et bien tué des êtres humains : au moins 3000 personnes sur le territoire français par le passé. Toutefois, certaines peurs semblent désormais peu rationnelles, car depuis la disparition de la rage et l’apparition des armes à feu, le loup semble s’être éloigné (a priori quasi définitivement) de l’homme. Par contre, l’angoisse des éleveurs est, elle, tout à fait rationnelle. Ainsi, l’été dernier, en Isère, effrayé par un loup, un troupeau de 350 moutons a sauté une barre rocheuse, et fait une chute de 120 mètres. Pour le berger, qui « s’est mis à pleurer » en découvrant « tous ces moutons morts », « c’est quinze ans de boulot réduit à néant en une nuit. »

Collatéralement, pour protéger leur troupeau des loups, les bergers se font aider de gros chiens (les patous) qui ont des réactions parfois violentes, qui peuvent mordre des êtres humains ou encore manger de petits chiots. Ces gros chiens de garde rendent la montagne moins paisible. À titre d’exemple, l’été dernier, dans les Hautes-Alpes, des randonneurs descendant de la Crête de Gilly expliquaient : « Ne montez pas là-haut, un berger a laissé son troupeau et ses cinq patous sans surveillance. Nous les avons contournés, mais les patous ont couru vers nous, puis nous ont encerclés et aboyés dessus pendant un quart d’heure. Nous avons eu la peur de notre vie. Deux d’entre eux nous ont été mordus à la jambe : nous avons pourtant tout fait pour paraître calme. » Habitué à ces discours, un gars du coin ajoutait : « C’est bien triste : les patous font fuir les randonneurs… Pour l’économie touristique, ça commence vraiment à poser problème ! »

Malgré ces inconvénients de poids, des défenseurs du grand carnivore estiment que rien ne doit justifier l’abattage d’un loup, pas même un troupeau menacé, car le loup enrichirait la biodiversité. Cet argument doit poser question. En effet, le loup dépense beaucoup d’énergie et, pour produire cette énergie, a besoin de manger d’importantes quantités de nourriture. Un loup mange environ trois kg de viande par jour (parmi les victimes : tétras lyre, lagopèdes, chamois, cerfs, chevreuils, mouflons…) ; ce qui a un impact très concret sur la faune. Selon la Bibliothèque nationale du Québec, bien implanté, « le loup peut décimer les populations de gros gibiers ». Sur le plan de la biodiversité, il y a donc un calcul faire : doit-on protéger le loup au risque de mettre en péril localement plusieurs populations animales ?

De nombreux écosystèmes ont trouvé leur équilibre sans le loup, et l’arrivée de ce grand prédateur pourrait fortement impacter la richesse et la diversité de certains écosystèmes. Ainsi, dans les Hautes-Alpes, un ancien éleveur du Petit Buëch explique qu’autour de chez lui, depuis l’arrivée d’une meute de loups, le nombre de mouflons et de chevreuils aurait facilement été divisé par trois. Difficile à vérifier, il y a sans doute exagération, mais dans le Mercantour, ce grand carnivore dominateur aurait bel et bien été responsable d’un important déclin de la population de mouflons. En quelques siècles, la disparition du loup a permis à de très nombreuses espèces herbivores de proliférer (mouflons, chevreuils et cerfs notamment). Dire non aux loups, n’est-ce pas dire oui à la préservation de la vie de nombreux herbivores sauvages ? Ne peut-on pas être écologiste et s’interroger sur les impacts potentiellement négatifs du retour du loup en France ?

Je me réjouis du retour du bouquetin. Ce paisible herbivore consomme peu d’énergie et mange donc peu, il ne tue pas de fragiles animaux pour se nourrir. Il cohabite facilement avec les autres espèces. Inversement, les loups ne cohabitent pas, ils tuent ; et compte tenu de leur domination sur les autres espèces, la prolifération des loups pourrait être rapide, voire même exponentielle. La société doit faire des choix : Faut-il interdire la chasse du Loup ? Faut-il autoriser des quotas de chasse ? Le loup est-il un régulateur indispensable d’écosystèmes (qui jusqu’ici ont su s’autoréguler) ?

Il est sûrement prétentieux de vouloir répondre à ces questions, mais les poser devient indispensable pour ne pas se laisser déborder par le manichéisme de certains partisans. Comment ne pas être un peu agacé par l’hystérie des défenseurs du « loup français » ? Ainsi, dès qu’un arrêté est signé pour abattre un loup, de nombreuses associations écologistes s’indignent au plus haut point, sans prêter sérieusement attention aux arguments parfois légitimes des bergers qui sont trop souvent diabolisés. Inversement, lorsqu’un arrêté est signé pour abattre des centaines de bouquetins protégés, ces mêmes associations ne réagissent pas ou alors trop tardivement (une fois que le mal est fait) et avec mollesse ! Je peux comprendre qu’on s’occupe de « la star hollywoodienne », du « petit chouchou de la classe » (même s’il a du sang sur les babines), mais il ne faut pas oublier de s’intéresser aux autres élèves de la biodiversité. Pourquoi faire une fixation sur le moindre tir de loup et oublier, par exemple, les milliers de chamois décimés chaque année ?

Globalement, il me semble que plus il y a d’herbivores, plus la nature est paisible et harmonieuse, et que les carnivores n’apportent que violence et angoisse. Pour survivre, un loup doit tuer de nombreux animaux soit domestiques soit sauvages, c’est une réalité qu’il faut accepter de voir en face. Certes, des prédateurs autres que le loup sont également carnivores et sont indispensables, mais le renard et l’aigle n’ont pas un appétit comparable à celui d’un loup, et ont déjà leur place dans des écosystèmes en équilibre ; l’arrivée du loup n’aurait-il pas un impact d’un autre ordre sur la faune herbivore ?

Ouvert au débat, je suis prêt à entendre des arguments qui vont à l’encontre de ma frêle opinion (qui n’est qu’une parmi tant d’autres)… Certains (je les vois déjà venir) rétorqueront que la Nature est cruelle, mais qu’il faut la laisser faire : vive le loup, et tant pis pour ses victimes ! Peut-être. La théorie est élégante, mais vraisemblablement difficile à mettre en œuvre à notre époque, car laisser faire la Nature, pour que cela ait un sens (pour donner « toute sa chance naturelle » aussi bien au loup qu’au mouflon), n’est-ce pas la laisser faire à tous les niveaux, c’est-à-dire se retirer, arrêter la chasse, arrêter le pastoralisme, arrêter les insecticides, enlever les barrages, les routes, etc ? Sur des territoires aussi densément habités que les nôtres, la Nature n’est-elle pas désormais condamnée à être soumise aux activités et aux jugements humains ?

MS.

[Débat] Le loup a-t-il un impact positif sur la biodiversité ?

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John 23/12/2015 17:02

Je ne suis pas un fervent partisan de La Défense du loup et je comprend la crainte des éleveurs. Mais qu'un défenseur de l'ecologie laisse entendre qu'il y aurait des animaux qui méritent plus que d'autres d'etre protègés de la folie destructrice de l'homme, cela me déçoit... Tous les animaux sauvages sont aujourd'hui en danger, et leur milieu environnemental également. Bravo et merci pour les combats que vous menez, mais s'il vous plait, ne privilégiez pas une espèce au détriment d'une autre. Ce genre de sélection finit toujours par appauvrir notre biodiversité.

Matthieu Stelvio 30/12/2015 19:32

Justement. J'aimerais simplement que le Loup ne monopolise pas le débat, que le bilan de la politique écologiste d'un gouvernement ne se résume pas à un "36 loups abattus, c'est scandaleux" (cf. commentaire de l'article "La faune sauvage menacée par la droite de Wauquiez", décembre 2015). J'aimerais simplement que cette espèce (qui a un fort impact sur d'autres espèces) ne soit pas privilégiée.
Certaines associations centralisent leur budget sur le Loup, au détriment d'autres espèces moins médiatiques. Ce que je regrette, particulièrement lorsque ces associations vivent grâce à de l'argent public.
En 2013 : combien de milliers d'euros de procès par loup ? Contre à peu près rien pour sauver des centaines bouquetins ! Contre absolument rien pour sauver des milliers chamois et de mouflons ! Et ne parlons même pas de l'indifférence générale face à la maltraitance de certaines industries ; maltraitance qui ne touche pas 36 animaux, mais des dizaines de millions !

ouragan 24/01/2015 18:58

Bonjour à tous
"Les comptages d'animaux sauvages sont peu fiables"
"Il n'y a que 200 à 300 loups en France "

Ce qu'il faudra expliquer, c'est pourquoi:
Chiffre officiel du nombre de loup en France et chiffres officiels des victimes loups:

Fin 2011 = 250 loups dans 13 départements pour 4913 victimes (8,5% de refus) soit 5362 constatés
Fin 2012 = 250 loups dans 15 départements pour 6021 victimes (8,5% de refus) soit 6667 constatés
2013 = 250 loups dans 22 départements pour 6195 victimes (9% de refus) soit 6786 constatés
2014 = 301 loups dans 31 départements pour 8226 victimes ( 9% de refus) soit 9033 constatés

cherchez les erreurs dans :
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/07/la-preuve-de-la-manipulation.html
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/12/du-nouveau-dans-la-manipulation.html

Jean-Claude 31/01/2015 17:20

Votre "je pense" consernant les bouquetins qui souffrent en voyant leur petit se faire dévorer me semble surtout une vision affective qui n'engage que vous.
En ce qui concerne la sensibilité du brin d'herbe, ne vous avancez pas. Dans les années 1950, on n'anesthésiait pas les nouveaux nés car ils n'étaient pas sensés sentir la douleur.

Jean 31/01/2015 15:07

Ouragan, vous me faites toujours autant rire. Maintenant, vous appliquez un pourcentage de refus, au chiffre des victimes du loups !!!! J'ai juste une question pourquoi seulement 9 % et pourquoi pas 100 ou 400 %.
C'est comme l'extrapolation des victimes humaines du loup dans l'histoire, bientôt avec les chiffres qui sont donné nous allons apprendre que le loup a éradiqué l'espèce humaine ( mince cela ne serait pas le contraire).

Matthieu Stelvio 29/01/2015 19:57

Je pense que les grands herbivores sauvages sont sensibles, qu'ils souffrent lorsqu'on les dévore, qu'ils souffrent lorsqu'ils voient leurs petits se faire tuer. Je doute qu'un brin d'herbe ait une sensibilité comparable.

Miammm 27/01/2015 20:00

çà vaut pour toutes les espèces, les végétaux ne peuvent se défendre sous la dent des ongulés, alors comment faire ?

PierrO 23/01/2015 23:43

Parmi les victimes : tétras lyre, lagopèdes, chamois, cerfs, chevreuils, mouflons…
Et les marmottes !
Sans compter que les patous "piochent" aussi de temps en temps dans la faune sauvage !

Cependant, la population de chamois, cerfs, sangliers et bouquetins est toujours en croissance dans le Mercantour ! Malgré les 7 meutes qui y séjournent....

Oui, les mouflons sont bien en nette régression. Mais aussi en raison des 3 derniers hivers particulièrement enneigés.

L'epidémie de kérato-conjonctivite en 2010 a été bien plus meurtrière que le loup...

Alors impact, peut être, mais uniquement sur le mouflon ... qui n'est pas vraiment adapté à nos montagnes. Mais c'est une autre histoire...

Nous sommes loins d'un 'fort impact sur la bio-diversité' !

Norbert 30/01/2015 10:57

"BEAUF" Vous pouvez lire la théorie de l'évolution de Darwin et vous verrez qu'une espèce a toute légitimité de s'allouer un éco-système et de repousser d'autres espèces hors de ce territoire.....

Matthieu Stelvio 27/01/2015 19:35

Le privilège caractéristique du pouvoir lupin (= propre au loup) est le droit de la vie et de la mort. Notre espèce si singulière a le droit d'avoir de la compassion pour les victimes du loup. Mouflons, cerfs, chevreuils et marmottes (entre autres) n'ont aucun moyen de se défendre.

Matthieu Stelvio 27/01/2015 19:30

Bonsoir PierrO,
Certes, il y a des comptages, mais on peut douter de leur fiabilité étant donné que pour les bouquetins du Bargy, l'ONCFS se trompait en 2012 d'un facteur 2,33. De plus, les bouquetins se laissent approcher, ce qui rend leur comptage beaucoup plus aisé que celui des autres herbivores sauvages. De mon point de vue, les plans de chasse ne sont que des approximations grossières et peu fiables.
Je suis par ailleurs opposé à la chasse aux herbivores sauvages (ce que j'ai expliqué dans un autre article du blog) ; et je refuse donc de relativiser le nombre de victimes du loup en le rapportant au nombre de victimes de la chasse. Pour moi, tous les grands herbivores sauvages des montagnes sont sacrés.

PierrO 26/01/2015 19:43

Bonsoir Matthieu, Merci pour votre réponse.

Il y a des éléments fiables !
En particulier : les Plans de Chasse !
Les chiffres année par année sont publiés par la DDT (arrêté préfectoral).
Dans le 04 et le 06, où les meutes sont présentes depuis maintenant 33 ans, les 'bracelets' sont toujours plus nombreux (y compris pour le chevreuil, 1ère proie du canidé) !
Vous pouvez le vérifier par vous-même sur les sites des CG et des FDC ...
Pour les Alpes du Sud : tenez compte, pour le chamois, de l'épizootie de kérato en 2010 et des derniers hivers interminables qui ont fortement pénalisé sa reproduction.
Mais si vous observez les 'bracelets réalisés' pour le chevreuil et le cerf ...
En tout cas, le canidé n'a pas beaucoup d'impact sur les tableaux de chasse !!

ouragan 25/01/2015 22:53

Un loup a besoin en moyenne de consommer chaque jour 17% de son poids en viande, soit 4 à 5 kg pour un loup européen.
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/06/le-loup-un-animal-merveilleux.html

Chiffre officiel du nombre de loup en France et chiffres officiels des victimes loups:

Fin 2011 = 250 loups dans 13 départements pour 4913 victimes (8,5% de refus) soit 5354 constatés
Fin 2012 = 250 loups dans 15 départements pour 6021 victimes (8,5% de refus) soit 6667 constatés
2013 = 250 loups dans 22 départements pour 6195 victimes (9% de refus) soit 6786 constatés
2014 = 301 loups dans 31 départements pour 8226 victimes ( 9% de refus) soit 9033 constatés
Cherchez les erreurs dans :
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/07/la-preuve-de-la-manipulation.html

Donc en admettant le chiffre de 300 loups, cela nous fait 430 tonnes par an de biodiversité sans compter les restes non consommés!

Beauf 25/01/2015 16:11

Longtemps un des privilèges caractéristiques du pouvoir souverain avait été le droit de la vie et de la mort. Notre espèce si singulière n'a pas le droit de juger une autre espèce. La vie s'exprime sous toutes ses formes.

Matthieu Stelvio 24/01/2015 13:42

Bonjour,
La régression de mouflons est a priori bien antérieure aux 3 derniers hivers (elle daterait des années 1990).
Les comptages d'animaux sauvages sont peu fiables. Exemple : les bouquetins du Bargy, animaux faciles à compter : en 2012, on nous disait 300 individus ; en 2014, on se rend compte qu'il y en avait au moins 700. Les biais et incertitudes sont gigantesques ; les animaux sont loin d'être des objets de science.
En tous les cas, il ne faut pas se mentir : les loups ne dégustent pas des carottes, ils tuent beaucoup de mouflons, de cerfs, de chevreuils et de marmottes, et ce même si le chiffre absolu de victimes est pour le moment relativisé par certains (ce que je trouve scandaleux), car rapporté à la population totale. Si le nombre de loups augmente, leur impact sur le reste de la faune augmentera.
Il n'y a que 200 à 300 loups en France pour le moment, leur impact ne fera a priori que progresser ; cet impact peut être relativisé, mais pour un défenseur des herbivores sauvages, la perte du moindre individu est significative (de même que pour les défenseurs du loup, la perte du moindre individu est significative).
Désolé pour les fautes éventuelles, je réponds en vitesse (je n'ai qu'une minute).

jean 23/01/2015 19:33

J'ai trouvé cet article sur la page fb de "non au loup" page consacrée à la haine irraisonnée du loup. Je trouve très surprenant de ce battre pour les bouquetins de Bargy et de s'interroger sur le retour du loup en France. Il faudrait alors choisir les espèces qui on droit de vivre et celle qui doivent mourir ???

Matthieu Stelvio 23/01/2015 22:54

Bonjour Jean et Ouragan,
Je n'ai pas posté cet article sur la page Facebook "Non au loup" ; chacun est libre de partager mes articles et de les interpréter. Le loup n'est pas un animal menacé de disparition à l'échelle mondiale. Il peut s'épanouir librement dans de grands espaces sauvages, notamment en Amérique du Nord.
Je ne hais pas le loup. J'aime les grands herbivores sauvages. J'interroge : c'est tout.

ouragan 23/01/2015 22:06

cette page face book, dont je ne fais pas parti (je ne suis pas inscris sur face book d'ailleurs), est écrite par des gens qui subissent la prédation, des gens qui sont les seuls à pratiquer la cohabitation, les gens concernés qui sont les seuls à qui ont a menti sur le retour du loup, les gens qui n'ont jamais été concertés, des gens qui luttent pour sauvegarder la vie sociale dans leurs campagnes.....

Si vous voulez voir des pages qui affichent une haine irraisonnées envers les éleveurs et bergers, c'est ici:
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/10/la-haine-comme-seul-guide.html
et aussi dans tous les commentaires des journaux qui traitent du problème!
Il ne s'agit pas de choisir qui doit vivre ou qui doit mourir, mais, a part les chiens et les méthodes totalement inefficaces pour la protection des troupeaux, que proposez vous pour la cohabitation, autre que ce que demande la LCIE , uicn, WWf qui eux savent qu'elle est impossible:
"« des réserves naturelles de faune sauvage limitées ne sont pas suffisantes pour les grands carnivores. c’est la totalité du paysage qui doit être incluse dans les plans de gestion. »«Dans cette zone sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/"

ouragan 23/01/2015 12:44

Etonnant playdoyer en faveur de la réailité de la part d'un écologiste.
Pladoyer à la fois courageux, car les défenseurs du loup ne vont pas tarder à fustiger son auteur, empreint de réalisme, car il est évident que la biologie du loup n'est pas celle merveilleuse dictée par ses défenseurs et que les constations des corps scientifique tout autant que celle que nous faisons sont identiques:
« Les paysages qui abritent la plus forte biodiversité sont composés d'habitats semi-naturels. /…/ Les principaux types sont les prairies exploitées de façon extensive ou peu intensive, les vergers traditionnels, les zones boisées (haies, bosquets champêtres, berges boisées). /…/ En France, 84 % des surfaces classées en " haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air. « Les paysages créés par la coévolution de l'élevage et de la végétation ressemblent souvent à des zones sauvages pour les étrangers /alors que/ la disparition des systèmes traditionnels de pâturage tend à s’accompagner de pertes importantes de biodiversité. »
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/01/limpact-dramatique-de-la-disparition-du.html
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/06/le-loup-un-animal-merveilleux.html

Merci pour ceux qui comme nous, avons choisi de vivre de et en accord avec la nature!

Norbert 22/01/2015 00:18

En tous cas bel article !!

Norbert 22/01/2015 00:14

Déjà le chiffre de 3000 humains tués proviennent d'une étude qui a comptabilisé ces cas mais a surtout extrapolé le chiffre à 30.000 humains tués sur 2 siècles ET en France uniquement (on parle de la même étude il me semble)......Etant donné qu'il est matériellemnt quasi impossible de se rendre dans toutes les communes de France et étudié tous les registre cette extrapolation est la seule méthode valable......Ensuite vous parlez d'armes à feu pour se prémunir des loups mais vous oubliez que le port d'armes est interdit dans notre pays.........

Matthieu Stelvio 23/01/2015 21:52

(Pour le dernier point : la chasse n'est pas interdite en France, elle est soumise à des lois.)